Impôts

Versement libératoire de l'impôt sur le revenu : comment ça marche

Le principe, les taux selon votre activité, et les conditions pour en bénéficier.

Le versement libératoire permet de payer l'impôt sur le revenu correspondant à votre activité en même temps que vos cotisations sociales, sous forme d'un pourcentage du chiffre d'affaires.

Une fois réglé, cet impôt est définitivement soldé pour la période concernée — d'où le terme « libératoire ».

C'est une option, pas une obligation, et elle ne convient pas à tous les foyers. Voici le mécanisme précis et les conditions pour en bénéficier.

Qu'est-ce que le versement libératoire ?

Le versement libératoire permet de payer l'impôt sur le revenu correspondant à votre activité de micro-entrepreneur en même temps que vos cotisations sociales, sous la forme d'un pourcentage de votre chiffre d'affaires. Une fois réglé, cet impôt est définitivement soldé pour la période concernée — d'où le terme « libératoire ». Il s'agit d'une option, pas d'une obligation : sans elle, votre bénéfice reste imposé au barème progressif classique.

Les taux applicables selon votre activité

Le taux dépend de la nature de votre activité :

  • 1 % du chiffre d'affaires pour la vente de marchandises et la fourniture de logement ;
  • 1,7 % pour les prestations de services relevant des BIC ;
  • 2,2 % pour les activités libérales relevant des BNC.

Ce taux s'ajoute à vos cotisations sociales habituelles, sans s'y substituer — le versement libératoire concerne uniquement l'impôt sur le revenu.

Qui peut en bénéficier ?

L'option est réservée aux micro-entrepreneurs dont le revenu fiscal de référence du foyer, deux ans auparavant, ne dépasse pas un plafond fixé par part de quotient familial. Ce seuil est réévalué chaque année en lien avec le barème de l'impôt sur le revenu : vérifiez le montant en vigueur sur impots.gouv.fr avant d'opter, plutôt que de vous fier à un chiffre qui aura changé d'une année sur l'autre.

Comment faire la demande ?

L'option se demande auprès de l'URSSAF, au moment de la création de votre activité ou avant le 30 septembre pour une application l'année suivante. Elle est reconduite tacitement chaque année, sauf renonciation expresse de votre part avant la même échéance.

Un exemple pour comprendre l'impact réel

Un consultant en services (taux 1,7 %) réalisant 40 000 € de chiffre d'affaires paiera 680 € d'impôt sur le revenu au titre du versement libératoire, réglés au fil de l'eau avec ses cotisations. Sans cette option, il aurait été imposé au barème progressif sur son bénéfice après abattement de 50 %, soit 20 000 € ajoutés à ses autres revenus du foyer — un montant potentiellement supérieur selon sa TMI.

Tableau récapitulatif des taux

ActivitéTaux du versement libératoire
Vente, fourniture de logement1 %
Prestations de services (BIC)1,7 %
Activités libérales (BNC)2,2 %

Checklist

  • Vérifier votre revenu fiscal de référence par rapport au plafond en vigueur
  • Comparer le coût réel avec le barème progressif avant d'opter
  • Faire la demande avant le 30 septembre pour une application l'année suivante
  • Se souvenir que l'option se renouvelle tacitement chaque année
  • Refaire le calcul si votre situation ou vos revenus évoluent
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