Les erreurs à éviter avant septembre
Entre les nouvelles règles de démarchage, la facturation électronique et l'ACRE réduite, plusieurs pièges guettent les indépendants à la rentrée 2026. Voici les cinq erreurs les plus fréquentes, et comment les éviter.
Erreur n°1 : rater le délai de 60 jours pour l'ACRE
Depuis le 1er juillet 2026, la demande d'ACRE doit être déposée auprès de l'Urssaf au plus tard 60 jours après le début de votre activité. Ce délai plus généreux qu'avant (45 jours) ne doit pas faire baisser la vigilance : passé ce délai, le droit à l'exonération est perdu pour toute la durée du dispositif, et il n'existe pas de rattrapage possible. Notez la date dans votre agenda dès votre déclaration de début d'activité.
Erreur n°2 : ne pas être inscrit sur une plateforme de facturation électronique
Depuis le 1er septembre 2026, tout micro-entrepreneur doit pouvoir recevoir des factures électroniques. Selon le baromètre Indy relayé par Maddyness, seule une entreprise sur trois était en conformité en juin 2026. Ne pas s'inscrire à temps, c'est risquer de ne plus recevoir dans les délais les factures de ses propres fournisseurs — et s'exposer, à terme, à des sanctions pouvant atteindre 15 000 € par an.
Erreur n°3 : continuer à démarcher par téléphone sans consentement
Depuis le 11 août 2026, tout appel de prospection commerciale sans consentement préalable exprès est interdit et expose à une amende pouvant atteindre 75 000 € pour une personne physique. Si votre activité repose sur des appels à froid, continuer sans adapter vos pratiques n'est plus une option : il faut désormais recueillir, documenter et conserver le consentement de chaque contact avant tout appel commercial.
Erreur n°4 : ignorer le seuil de TVA jusqu'au dernier moment
Attendre décembre pour regarder son chiffre d'affaires cumulé est une erreur classique. Un dépassement du seuil de franchise en base de TVA (37 500 € pour les services, 85 000 € pour la vente) a des conséquences dès le mois suivant sur vos factures et vos prix. Vérifier sa position régulièrement, plutôt qu'en fin d'année, permet d'anticiper une éventuelle hausse de prix ou un ajustement de votre stratégie commerciale.
Erreur n°5 : oublier de vérifier son taux de cotisation à jour
Les taux de cotisations sociales, actualisés au 1er janvier 2026, varient de 12,3 % à 25,6 % selon l'activité, et le taux d'exonération ACRE applicable dépend désormais de votre date de création. Beaucoup d'indépendants calculent encore leurs charges sur la base d'anciens taux : un rapide contrôle sur autoentrepreneur.urssaf.fr évite les mauvaises surprises au moment de la déclaration.
Pour aller plus loin
Retrouvez le détail de chacun de ces points dans nos articles cotisations micro-entrepreneur, ce qui a changé depuis juillet, facturation électronique, ce que les micro-entrepreneurs doivent faire et démarchage téléphonique, les nouvelles règles depuis le 11 août.